Psy ou psy, choisir...

J’ai envie de préciser que toute personne peut avoir recours à une thérapie personnelle sans pour autant avoir de problèmes psychologiques et encore moins être fou, comme on l’entendait autrefois dans la bouches des anciens. C’est une question de culture aussi car en Argentine, la plupart des gens ont un psychanalyste dans leur vie. Aujourd’hui on reconnait l’importance d’être bien dans son corps et son esprit ; nous vivons l’heureuse ère du développement personnel!


Mon expérience avec les psychologues

Adulte, après que j’aie pourtant déjà verbalisé tout ce que j’avais vécu, la vie a fait que j’ai eu besoin d’une aide extérieure pour y voir plus clair. Dire les choses, c’était bien, j’avais la chronologie, les mots, les personnages de ma vie, mais ça n'avait pas suffit pas à répondre à mes questionnements et la sensation d’être une feuille morte volante au vent, demeurait. J’attendais beaucoup du retour d’un thérapeute sur mon vécu, mais les deux différents psychologues que j’ai essayé, m’ont déçue et blessée en me stigmatisant. Je m’en suis remise après deux années! Ma découverte des nouvelles méthodes de psychothérapie fut une grande délivrance, car ces outils étaient concrets et efficaces, tout en présentant l’avantage que l’on mise davantage sur une méthode que sur un thérapeute. Je trouve cela moins dangereux car plus équilibré dans la relation et cela évite qu'il y ait trop de "verbal" de la part du thérapeute. Loin de moi l’idée de vous faire peur, mais des maladresses arrivent et cela reste sous silence car le patient, se détestant plus encore, n’ose pas en parler et ne peut pas voir si le thérapeute a dérapé. Le savoir c’est s’en protéger.

Le titre de « psychologue » étant reconnu par la société, le crédit que nous lui accordons nous permet de nous livrer en toute confiance. Le psychologue, lui, joue le rôle de celui qui sait, pendant que nous, nous recherchons à aller mieux, et à comprendre certaines choses. Nous investissons donc des attentes, mettons à nu nos émotions, nos fragilités. Il a aussi, de par ce rôle, la symbolique pour nous de "parent". Les séances étant basées sur la parole ; un mot de trop, une mimique déplacée de sa part ou un ton inapproprié, peuvent enfoncer une personne en détresse! S’il faut se livrer à son thérapeute, il ne faut pas s’en remettre à lui totalement. Vous serez toujours la personne la mieux placée pour sentir ce qui est bon pour vous ou pas, pour reconnaître la personne qui vous aidera, qu’elle soit psychologue, psychothérapeute, psychanalyste ou juste votre ami(e)!

Psy’ or not to psy’ ?

homme sur divan, canapé avec son chien, dessin sur photo, lia illustration.pngLa démarche : En besoin d’aide, on cherche un soutien, un repère ; le « psy » (je parle de toutes les sortes de psy), va nous offrir ses épaules (c’est la période où il faut garder à l’esprit que nous avons affaire à un humain qui peut avoir aussi ses problèmes car on est vulnérable). Le moment où l’on progresse dans une thérapie, est celui où l’on se sent pouvoir aller mieux par nous-même et pour nous-même. Nous acquérons une nouvelle lucidité, nouvelle conscience des choses et une nouvelle confiance en nous. Bien que le but soit de voler de ses propres ailes, de nombreux psychologues donnent systématiquement un nouveau rendez-vous à leur patient, mais au delà de 10 séances, il faut tirer des conclusions sur les progrès effectués. Une collègue psychologue qui travaillait avec un ressenti très développé (de clairvoyance), sentait qu’au bout de 4 ou 5 séances, ses patients venaient littéralement s’accrocher à elle et elle les renvoyait à leur destin sentant que sa mission était terminée, afin qu’ils progressent vraiment en se prenant elles-mêmes en charge. Certes on tient debout, mais on ne peut pas avancer tout en s’agrippant à notre tuteur! Le thérapeute, quel qu’il soit, doit nous accompagner vers notre autonomie. Le quitter peut faire peur mais c’est naturel ; lorsqu’un oisillon s’envole, il est encore maladroit. Il se cassera encore la figure, plusieurs fois peut-être. Mais sa mère le regarde de loin car elle sait que son meilleur allié pour la vie, c’est la confiance qu’elle lui a permis de trouver en lui. Quand il se relève seul, sa confiance en lui et en la vie, il sent une force que personne ne pourra jamais lui enlever car c'est la sienne.

Le choisir :

Idéalement, il est sain, bienveillant, avec un ressenti développé et une véritable intelligence émotionnelle. Demandez quel est son parcours et quel travail il a fait sur lui-même. S’il le prend mal, raccrochez vite fait le téléphone! Fiez-vous à vote ressenti (en vous concentrant sur la zone du cœur), et n’hésitez pas à en changer jusqu’à ce que vous trouviez la personne qui sera à même de vous accompagner. Aucun thérapeute ne peut prétendre écouter, comprendre et savoir ce que son patient doit entendre pour aller mieux, sans passer par son propre vécu émotionnel. Il va donc l’utiliser pour vous aider. Il peut ne pas être au clair avec lui-même et donc dans sa relation au patient. Il faut savoir que le diplôme de psychologue par exemple, est donné à tout élève studieux, sans qu’il ait été obligé de suivre lui-même une psychothérapie durant son cursus. Vouer sa vie à aider les autres n’est pas anodin. Il n’y a pas de hasard ; lorsque l’on choisit cette voie professionnelle, c’est que l’on espère inconsciemment ou non, y trouver un retour. Pour moi, il n'est pas professionnel de ne pas faire un travail sur soi car le thérapeute doit tendre vers une neutralité, savoir faire la part des choses entre vous et lui et doit pour cela très bien se connaitre. Le top est de tomber sur une personne qui a une belle énergie, dont la sensibilité vous parle, et qui a vraiment fait un travail sur elle, et via plusieurs approches, si possible. Attention, on peut se reconvertir comme psychothérapeute sur le tard, donc la chevelure blanche n’a pas forcément de rapport avec l’expérience dans le métier.

Personnellement, le cas échéant, je choisis une méthode qui me parle sur le moment car si elle m’attire, c’est que je vais y trouver une réponse. Je cherche une personne qui pratique au moins 2 méthodes supplémentaires si elle est psychologue, ou uniquement la méthode que je cherche si elle la pratique depuis longtemps et que je la sens généreuse et compétente au téléphone. J’ai fais de grands nettoyages en consultant une kinésiologue qui ne pratiquait que cette méthode mais qui, dès qu’on avait franchi le seuil de sa porte, semblait nous avoir guérit tant elle rayonnait d’amour!

La relation :

femme qui se tait

La thérapie est un jeu entre deux individus dont un est « l’aidant » et l’autre « l’aidé ». Progresser sur soi concerne tout le monde et il n’y a pas d’un côté les gens qui vont mal, et de l'autre les gens qui vont bien. Où que l’on en soit dans son développement personnel, nous avons à progresser. Dans un autre contexte, vous pourriez aider votre thérapeute à réparer sa voiture ou lui apprendre à réussir un soufflé au fromage! Vous n’êtes pas non plus inférieur(e) à lui ou elle. À aucun moment vous ne devez avoir l’impression de gêner, d’être une mauvaise personne, ou de devoir lui cacher des choses, ou encore de respecter son conseil. Vous n’avez pas à vous soumettre à ses paroles, vous avez le droit de dire tout ce que vous pensez. Il ne doit pas vous donner directement de conseils, mais vous permettre de trouver en vous les réponses.

Côté patient : Attention à être bien sincère avec vous-même car il ne s’agit pas non plus de chercher une personne qui vous confortera dans vos acquis/croyances! Malheureusement, nombre de patients ne sont pas prêts à s'aider eux-mêmes après quelques séances, et restent dans le confortable rôle de "soutenu" pendant que de l'autre côté, les thérapeutes restent dans le confortable rôle de "soutenant". C'est vous qui consultez, qui perdez peut-être du temps et de l'argent, sachez, à un moment donné, choisir d'aller mieux, c'est à dire décider en vous-même qu'il est temps de vous libérer de ce qui vous empêche d'être heureux(se).

Les différentes méthodes

Choisir un psychothérapeute car ses outils vous intéressent, est une démarche plus avancée. En effet, vous reconnaissez avoir besoin d’aide mais vous n’avez pas prévu de vous reposer sur le thérapeute, mais sur l’efficacité d’une de ses méthodes. Vous êtes prêts en somme, à vous aider vous-même.

Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste, psychiatre, quelles différences?

Le Psychologue a une formation universitaire de 5 ans de nature plus scientifique et théorique que philosophique. Il a étudié les sciences humaines, les comportements, et il connaît les théories psychologiques. Il sait catégoriser une personne et la confier à un psychiatre, si le trouble est sérieux. Ses lectures, son intérêt pour l’humain, sa personnalité et son expérience en feront un bon professionnel. Il n’est pas obligé de faire une thérapie personnelle.

Le Psychiatre est médecin spécialiste (6 ans de médecine et 4 ans de spécialisation théorique), il parle très peu à son patient. Il lui donne un traitement chimique en fonction de son trouble et le réajuste régulièrement pour contrôler ses états d’âmes. Il ne propose pas ou rarement de thérapie. Il n’est pas obligé de faire une thérapie personnelle. 

Le Psychanalyste fidèle à sa caricature (j’ai essayé une fois, dans un somptueux cabinet avec divan), est presque muet comme une carpe! C’est une méthode à part entière qui est intéressante si l’on a besoin de verbaliser ou que l’on s’intéresse à l’inconscient selon Freud. Il a fait une école de psychanalyse et a été longuement psychanalysé lui-même. J’ai entendu un ancien psychanalyste avouer sur France culture que cette discipline n’avait jamais réellement donné de résultats, contrairement aux nouvelles psychothérapies!

Le Psychothérapeute pratique une méthode thérapeutique, souvent plusieurs (il existe de nombreuses méthodes efficaces). Depuis 2010, les écoles se sont fédérées pour n’autoriser que les professionnels de santé à se former (en théorie, mais à vérifier) et à user du titre. En revanche, ils ne sont plus obligés de se suivre une thérapie personnelle. Moi-même lors de mes formations, j’ai pu constater que certains élèves n’étaient pas motivés ou ne comprenaient pas tout sans qu’on ait remis en question l’acquisition de leur certification. Ils portent désormais le nom de Psychopraticien.

Conclusion : Tout ou presque est une question de personne et d’équilibre. Faites-vous confiance dans votre choix, dans votre relation à lui, et jouez le jeu de manière à ce qu’il puisse faire son travail ; vous aider à vous aider vous-même.

 

En savoir plus :

Les écoles de psychanalyse ou de psychothérapie sont privées et chères et il faut savoir que leur taux d’échec est quasi nul, ce qui signifie qu’elles donnent le diplôme même aux moins bons élèves. Donc ne vous fiez ni à la beauté du cabinet, ni à la somme des diplômes, mais à votre ressenti profond.

Encore plus :

Conformément à la loi de l’attraction, ce que l’on émet nous est renvoyé. Dans le grand théâtre de la vie, les thérapeutes ne sont pas dans les coulisses, mais bien sur scène. Ils sont acteurs comme vous, ainsi, par exemple, vous pouvez les renvoyer à leur peur de manquer d’argent si vous leur demandez de baisser leur tarif, à leur peur de n'être personne s'ils ne parviennent pas à vous être utile, etc. De l'autre côté, le patient qui a peur d’être agressé, peut facilement tomber sur un thérapeute verbalement agressif. Un thérapeute, aussi bon soit-il, n’est jamais neutre et c'est intéressant car cela permet, à un autre niveau, d'aller à la rencontre de parties de nous que nous n'avions pas prévu de travailler.

Encore encore plus :

Connaissez-vous le « syndrome de la blouse blanche »? L’environnement médical peut faire sensiblement augmenter la tension des patients et conduire à donner des traitements pour l’hypertension à des personnes qui n’en font pas. L’effet est exploité par les publicitaires qui nous présentent des acteurs vêtus de blouses blanches. Ce qui sort de leur bouche a pour effet de devenir parole d’évangile même si l’on sait qu’il ne sont pas de véritables scientifiques ou médecins. Ceci pour rappeler que la posture du « savant » nous fait perdre notre confiance en nous!

*Les différents outils pour lesquels je suis formée, ou que j’ai testé avec succès sont la Méthode T.I.P.I., E.F.T, la Méditation, la Psychogénéalogie, la Guidance Informationnelle, la Reconnexion et la Kinésiologie.

 

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